J’me connecte et je te follow
Tu n’ follow back pas
Comme d’habitude
Sur toi, j’remonte la TimeLine
Peur d’un #DMfail
Comme d’habitude
Ma main caresse mon clavier
Presque malgré moi
Comme d’habitude
Mais toi
Tu n’ me reply pas
Comme d’habitude
Et puis je retweetes très vite
Je sors de Seesmic
Comme d’habitude
Toute seule je m’en vais bloguer
Je post en retard
Comme d’habitude
Sans bruit je quitte le virtuel
Tout est gr’IRL
Comme d’habitude
J’ like pas
Je relève mes mails
Comme d’habitude
Comme d’habitude
Toute la journée
Je vais tweeter
Lire les TT
Comme d’habitude
Je vais hashtager
Comme d’habitude
Je vais même loller
Comme d’habitude
Enfin je vais suivre
Comme d’habitude
Et puis
Le jour s’en ira
Moi je livetwitterai
Comme d’habitude
Toi
Tu seras sorti
Je t’ai foursquarisé
Comme d’habitude
Toute seule
Je compte mes abonnés
Dans ce réseau froid
Comme d’habitude
Mes followfriday
Je les attendrai
Comme d’habitude
Comme d’habitude
Même la nuit
Je vais troller
Et faire l’influent
Comme d’habitude
Tu twitpickeras
Comme d’habitude
Je te stalkerai
Comme d’habitude
Tu me bloqueras
Comme d’habitude
Comme d’habitude
Tu f’ras une twitcam
Comme d’habitude
Tu traîneras sur 4chan
Comme d’habitude
On se pokera
Comme d’habitude
Comme d’habitude,
On fera semblant
Comme d’habitude,
On gtalkera
Comme d’habitude,
Ce sera #NSFW
Comme d’habituuuuuude.
Crédit photo: Galerie Flickr par K.F.D.Z - Licence CC
Après …
Qu’est ce que tu veux ? Qu’est ce que tu veux m’entendre dire ?
Que j’imagine mes mains sous ta robe, sur tes seins,
Que ton parfum m’obsède et que tes yeux m’abîment,
Que tes ongles ont laissé sur ma peau un venin,
Que je rêve de ton corps et que mes doigts dépriment,
Que chacune des minutes dans tes bras m’a blessé,
Que la porte fermée, je me suis écroulé,
Que je cherche nos nuits dans les filles que je baise,
Que je ne n’aimerai plus que le goût de tes lèvres,
Que je sais t’éviter pour ne pas me noyer,
Que je n’assume pas ta vie où je n’ai pas de place,
Que je préfère oublier plutôt que d’en crever,
Que je dois t’ignorer, toi, tes envies, tes traces.
C’est ce que tu veux croire ? C’est ça ta vérité ?
Que je suis ta victime ? Que je suis condamné?
Mais réfléchis ma belle, tes rêves sont viciés,
Combien de temps chérir un homme à piétiner ?
Jamais je ne tomberai dans ton piège pauvre amour,
A tes désirs troubles, je suis aveugle et sourd.
Je ne donnerai rien. Tu as joué. J’ai gagné.
Maintenant retourne toi, laisse-moi rire. Ou pleurer,
Entre mes mains.

Here is the email received yesterday from Amnesty International I wanted to share.
Here is my pain. Here is my struggle.
We are all Troy Davis.
Dear xxx,
I’ve been down here at death row, and we just heard the horrific news.
After a torturous delay of more than 4 hours, the state of Georgia has just killed Troy Anthony Davis.
My heart is heavy. I am sad and angry. The state of Georgia has proven what we already know. Governments cannot be trusted with the awful power over life and death.
Today, Georgia didn’t just kill Troy Davis, they killed the faith and confidence that many Georgians, Americans and Troy Davis supporters worldwide used to have in our criminal justice system.
Wende, on our Abolish the Death Penalty Campaign team, met with Troy Davis yesterday to convey the support that he has had from all of you. He asked us to deliver this message back to you:
“The struggle for justice doesn’t end with me. This struggle is for all the Troy Davises who came before me and all the ones who will come after me. I’m in good spirits and I’m prayerful and at peace.”
Let’s take a moment to honor the life of Troy Davis and Mark MacPhail. Then, let’s take all of our difficult feelings and re-double our commitment to abolition of the death penalty.
Please pledge to continue this fight because it is far from over.
This Friday at 7 pm EST, please join us for a special call to discuss Troy Davis’ case, what your work means for the death penalty abolition movement as a whole and what we can do next.
I am Troy Davis. You are Troy Davis. We will not stop fighting for justice.
Thank you for everything you have done to make your voice heard.
In Solidarity,
Laura Moye
Director, Death Penalty Abolition Campaign
Amnesty International USA
And you know, reading these words again, just wanna listen to this song, again:
Pink Floyd - Hey you
Hey you ! out there in the cold
Getting lonely, getting old, can you feel me
Hey you ! Standing in the aisles
With itchy feet and fading smiles, can you feel me
Hey you ! don’t help them to bury the light
Don’t give in without a fight.
Hey you ! out there on your own
sitting naked by the phone would you touch me
Hey you ! with your ear against the wall
Waiting for someone to call out would you touch me
Hey you ! would you help me to carry the stone
Open your heart, I’m coming home
But it was only a fantasy
The wall was too high as you can see
No matter how he tried he could not break free
And the worms ate into his brain.
Hey you ! out there on the road
Doing what you’re told, can you help me
Hey you ! out there beyond the wall
Breaking bottles in the hall, can you help me
Hey you ! don’t tell me there’s no hope at all
Together we stand, divided we fall.
Je ne suis pas douce. Au sens sucrée, mielleuse, collante, poisseuse.
Dans la vie réelle je veux dire. Plutôt avare de petit mots tout en bisounourserie.
Les « mon chéri », ça me fait penser à des chocolats, et « mon cœur », c’est juste la pompe entre mes côtes. Anais like tu vois. Mais moi je n’ai rien contre les couples en général, et libre à ceux qui veulent de se sussurrer des niaiseries mièvreries mots adorables.
Je ne vais pas dire ça ne m’est jamais arrivé (on n’est pas à l’abri), ni que j’ai toujours détesté quand on me l’a dit, mais je crois que je décourage sans le vouloir ce genre de choses.
Bref, je ne suis pas ce genre de fille.
Mais ce n’est pas le sujet.
Dans mes relations IVL (certaines) au contraire, j’aime ces mots d’affection.
Sans doute ma manière à l’écrit d’exprimer ce sourire que je t’aurais adressé, ce regard que je t’aurais glissé, ou ce geste -très approprié-, si tu avais été en face de moi. Sans doute pour créer l’intimité que le clavier peine parfois à traduire.
Montrer que je tiens à toi, que je ne connais pas vraiment mais qui fais partie de ma vie, ou juste parfois adoucir une critique.
Ça peut être charmeur, ironique, amical ou provocateur, en tout cas c’est naturel. Comme l’est mon plaisir de les lire.
Bref, je suis ce genre de fille.
Mais ce n’est pas le sujet.
J’étais l’autre jour en train de marcher ET de lire ma timeline Twitter sur mon téléphone ET j’allais répondre en moins de 140 caractères dont 5 occupés par le « chéri » qui va bien. Le téléphone (celui sur lesquels mes doigts s’activaient) sonne (le bougre). Mon boss. Ledit téléphone étant un « outil professionnel », jusque là tout va bien. Il me parle de truc de boulot (normal hein), enchaine sur une joke (toujours normal) et me dit « bye, bonne aprem » (rien à dire).
Ce à quoi je réponds : « bye darling ».
DARLING.
Voilà, c’est le sujet.
Depuis je me suis coupée de toute vie sociale, je n’ai plus remis un pied au bureau, je vis cloitrée sous ma couette, mes chats dépérissent. J’envisage le couvent, ou la province.
J’autruchise. J’attends le Grenelle.
(*) Comme tu me connais, tu sais que je suis en train de me frotter sur un mur en crépis.
Je mets Des robes courtes et légères pour que tu les soulèves,
Du parfum dans les creux pour troubler tes souvenirs,
Des décolletés sans fond pour que tes yeux les rêvent,
Du rouge sur mes lèvres pour que tu les désires,
Du fard sur mes paupières pour tromper ton regard,
Du vernis sur mes ongles pour que tu faiblisses,
Des hauts talons aiguilles pour fendre ton brouillard,
Des crèmes sur ma peau pour que tu la salisses.
Je mets mes armes à tes pieds, mon offrande souillée.
Je mets mes envies dans ton lit, mes failles, ma vie.
Tu m’ignores, tu m’évites, m’abîmes sans remord.
Et moi, si sûre, vacille, chancelle, et tombe, du mur.
Entre tes mains.

Je ne me souviens pas de mes copains de quand j’étais petite, tu vois, genre primaire ou collège/lycée, ni même de mes BFF ou de mes amoureux.
J’ai beau me concentrer et rassembler tous les neurones (oui, les 2), au mieux je retrouve un prénom qui raisonne comme vaguement familier, parfois un nom/prénom, mais là faut que ce soit quelqu’un avec qui j’ai couché. [Non j’déconne, vas pas te faire des idées lubriques sur un passé de dépravée précoce]. Bon, disons, que ça m’arrive de me rappeler d’une fille ou d’un gars un peu mieux, sûrement parce qu’on a passé PLUSIEURS années à se voir TOUS les jours.
Bref, voilà, c’est un constat. Ces gens qui ont pourtant marqué mon enfance, avec qui j’ai joué, ri et pleuré, que j’ai aimés ou détestés, je les ai oubliés.
Sur certaines photos de classe je maudis la gosse que j’étais qui n’a pas trouvé le temps de prendre 5 minutes de son précieux temps -trop occupée qu’elle était à aller s’acheter un jean neige pour faire une choré sur du Julie Pietri et en parler des heures avec LE téléphone de la maison et ses parents qui râlaient pour la facture- pour noter tous les noms dans les petits ronds représentants les têtes souriantes et niaises de ses congénères qui ont l’air tout droit sortis d’une série allemande (oui d’ailleurs pourquoi les fringues et les couleurs après quelques années, et quelques passages de modes, ont l’air d’être allemands ? un gène national du has been?).
Parce que parfois, les cases remplies, ça aiderait bien. Mais non, rien de rien, pas un nom, juste des ronds tout vides, qui semblent se moquer de moi aujourd’hui.
Oh oui, vous allez me dire (le toi là bas surtout qui se reconnaitra) que c’est juste moi qui suis Alzheimer avant l’âge (car, non, je n’ai PAS l’âge de ma sénilité, encore), et que vous, vous savez (de toutes façons, c’est normal, vous êtes DANS l’INTERNET, donc VOUS SAVEZ).
Je suis sûre que certains se souviennent même du nom du vieux prof d’histoire qui laissait tout le monde pomper pendant les DS, et de celui de l’instit psycho-rigide qui demandait qu’on attende qu’elle ait tapé dans ses mains avant de s’assoir à sa place, et de la super prof de maths qui vous a décidé d’en faire plein, du coup, des maths.
Oui, il y en a des comme vous. Mais il y en a des comme moi aussi. Si si, je t’assure, lecteur de la 1ère catégorie et je te rassure, lecteur de la 2ème.
Donc voilà, imagine-toi à 12 ans, avec ta meilleure-amie-pour-la-vie-que-jamais-on-se-sépararera-comme-une-chanson-de-Lalane, celle avec qui tu as fait un pacte de sang en te piquant le bout du doigt avec une aiguille. Là, ta copine, elle déménage, BIM, juste avant de rentrer en 4ème. Tu es larmes et déchirement, mais c’est pas grave, parce qu’on va s’écrire, oui, tous les jours, et de toutes façons quand on sera grande on habitera dans le même immeuble. Sauf que voilà, l’été arrive, t’envoies quelques cartes postales de tes vacances avec des ‘tu me manques’ ‘c’est trop nul’ (ah, non, c’est vrai, on ne disait pas trop dans toutes les phrases à l’époque) et des petits cœurs partout, et puis la rentrée, et puis, et puis, c’est pas super simple d’écrire si souvent, il faut prendre un stylo et trouver un timbre, et puis et puis, en fait, Sophie qui était en 5eme 2 et ben, elle est vraiment sympa, ouais même que ses parents ils ont un Betamax.
Donc voilà, tu te retrouves avec 2 BFF dont une à l’avantage énorme d’être sur place et puis l’autre, l’inconvénient de pas l’être (ah la la, ce sens de la logique implacable, je dois tout à ma prof de maths de 3eme, tout). Et au final, celle qui n’est pas là perd, parce que c’est plus facile comme ça. Et hop, tu la perds de vue. Et puis toi aussi tu déménages un jour, et dans le bazar, tu égares son adresse. Fin de l’histoire.
Quelques années plus tard, à ton bureau, un instant d’ennui, tu te demandes ce qu’elle est devenue. Tu la googleise. Mais elle a des homonymes. Du coup, tu ne sais pas. Le téléphone sonne, ton boss, le dossier machin, urgent toussa (ben oui t’es au bureau j’ai dit), et tu passes à autre chose.
Tout ceci est bien entendu transposable à la recherche des ex, activité de stalking nuisant gravement à la productivité. (Et ne fais pas comme si tu ne l’avais jamais, tu n’es pas crédible)
Voilà, tout ça, c’était avant.
Parce qu’aujourd’hui, dès ta plus tendre enfance, tu es sur Facebook. Et tes potes (et toute une population de kikoolol qui like comme toi des fan pages trop super, joue à des jeux trop chouettes et répond à des tests trop géniaux) sont tous connectés et reliés.
Alors tes copains ils ne disparaissent pas quand tu changes de bahut, tu les as avec toi chevillés à ton réseau, que tu le veuilles ou non. Les Manon, les Zoé, les Kevin et les Arthur, tu sauras quand ils rencontrent l’âme soeur et quand ‘it’s complicated’. Tu ne manqueras aucun statut captivant sur la météo du jour, ni aucun anniversaire que tu fêteras, docilement. Tu verras les échographies de leurs gosses et leurs photos de vacances. Tu réaliseras qu’ils écoutent de la musique que tu n’aimes pas, et postent des liens sécuritaires. Tu connaitras le nom de leurs chats et de leurs boss.
Allez, avoue, ça te fait rêver.
Mon petit, pour répondre à la question, non, de guerre lasse tu ne fermeras pas ton compte, même si parfois tu en auras envie, parce que sans IVL, sans ce lien, tu n’es rien, non, tu n’unfriendras pas non plus, parce que ça se fait pas.
Tu assumeras ces amitiés datées, envers et contre tout. C’est vrai gamin, il reste une chance pour que Facebook meure avant toi, mais l’hyperconnexion, n’y compte pas.
Pas pour rien que le net s’appelle la toile, et ce n’est pas toi l’araignée.
Et le droit à l’oubli dans tout ça ?
Je vous transmets ici la Lettre que j’ai adressée à l’Association Santé Service en utilisant leur mail de contact: contact@santeservice.asso.fr .
Madame la Présidente,
C’est avec une grande stupeur, une infinie tristesse et une fureur tout aussi peu limitée que j’ai découvert hier soir le billet de Louis van Proosdij Duport « Santé Service : quand les protocoles ignorent l’humain, ou histoire de la dégradation des soins fondamentaux »
Ces mots je vous invite à les lire.
Bien entendu, ne disposant que d’une vision parcellaire de la situation qu’ils révèlent, il ne me revient pas ici de condamner votre personnel, les décisions de vos services ou votre organisation. Cependant il s’agit du témoignage, précis, factuel et sincère, de l’un des patients dont votre association Santé Service est en charge.
Cet état de fait ne peut -je ne puis décemment me résoudre à envisager une quelconque autre possibilité- qu’être la résultante d’une succession de maladresses administratives et de circonstances dont vous ne devez pas avoir connaissance.
Je ne saurais douter que vous serez vous aussi touchée par la violence du quotidien, les difficultés de vie et la détresse dans laquelle se trouve Louis, depuis plusieurs semaines déjà, et que vous aurez à cœur de lui rendre la dignité à laquelle il a droit.
Ce droit, pour le moins légitime, est pour nous, la société, un devoir. L’intégration sociale des handicapés, bien plus qu’un enjeu politique, une ligne budgétaire, ou un sujet de conférence, est une réalité à laquelle nous nous devons d’apporter des réponses concrètes et immédiates. Les demandes de votre patient semblent bien peu de choses et nous ne pouvons, collectivement, ignorer cet appel au secours.
De par vos fonctions et votre engagement, Santé Service assurant (je cite votre site)
« à la fois une mission de soin mais aussi une mission de soutien de la personne en favorisant le maintien du malade au cœur de son environnement familial et social. »
je suis persuadée que vous entendrez ce cri.
Aussi je vous remercie Madame la Présidente, de bien vouloir apporter la plus grande attention à cette situation et d’user de tous les moyens dont vous disposez pour y remédier sans délai.
Dans cette attente, je vous prie de croire en ma respectueuse considération.
@Imnotalone
PS: Je précise s’il en était besoin qu’il s’agit de mon identité numérique, que vous pouvez me contacter via les commentaires de ce blog, via mon compte twitter ou par mail en réponse à celui que j’ai adressé à vos services avec ce lien. Mes nom et prénom vous seraient communiqués si vous le souhaitiez.
Lundi soir, une vague de détwournement a envahi vos timelines et j’ai voulu garder une trace de cette sympathique et improvisée envolée twittique.
Après les films colorisés, remasterisés, remakisés, avec l’ami Michel qui nous fait du neuf avec du vieux, quelques répliques cultes et autres phrases célèbres ont été twitterisées, le temps d’une soirée.
Pour ceux qui s’en souviennent, en fait, on a juste schtroumpfé ;-)
J’ai classé les tweets par thème (politique, citations, musique, et bien sûr, cinéma). J’en ai surement oublié, de gens que je ne follow pas et qui n’ont pas été retwittés jusqu’à ma timeline. Et difficile de tous les retrouver sans hashtag unique.
Bref, je vous livre un aperçu et si vous en vu passer d’autres, dites-le moi en commentaire, j’updaterai!
Potitweet
@julienlicourt: Je vous ai RT #degaulletweet
@MonsieurRo Les français sont des followers !! #DeGaulleTweet
@gourgandin: twittas, twittos je vous ai compris ! #degaulletweet
@imnotalone Vive la TimeLine libre! #DeGaulleTweet
@MonsieurRo Twitter outragé mais Twitter libéré !! #DeGaulleTweet
@ththiam: Twitter! Twitter outragé! Twitter brisé! Twitter martyrisé! Mais Twitter libéré! #deGaulletweet
@mguichard: Paris tweetée, Paris retweetée, Paris hashtagée, mais Paris followée #degaulletweet
@imnotalone Vous n’avez pas le monopole du tweet! #Giscardtweet
@MonsieurRo Tweetez vous monsieur Elkabbach #MarchaisTweet
@dariamarx vous en êtes un autre, monsieur le premier twittos #mitterandtweet
@MonsieurRo Un tweet c’est fait pour tweeter… #ChiracTweet
@terminalose: Do you want me to go back to my Twitter? Bonjour ! #ChiracTweet
@Djal4real: Do you want me to go back to my tweet ? #chiractweet
@MonsieurRo Quand on ajoute à ça le tweet et le RT #ChiracTweet
@bengallerey: Tweet the yes needs the no to tweet. Against the no. #raffatweet
@The_Earthquake: Je propose qu’un tweet raccompagne chaque Twittos #SegoTweet
@Blavettejulien Bah casse toi pauvr’ tweet. #sarkozytweet
@MonsieurRo Désormais, quand il y a un tweet, plus personne ne s’en aperçoit #SarkozyTweet
@MonsieurRo On va nettoyer ça au twitter #SarkozyTweet
@Angelus_YODASON Twitter on l’aime ou on le quitte #SarkozyTweet
@Rajae_M_: Unfollow-moi pauv’con ! #SarkozyTweet
@MonsieurRo Le tweet est l’opium du peuple #MarxTweet
@MonsieurRo I have a tweet #MartinLutherKingTweet
@MonsieurRo Ne te demande pas ce que Twitter peut faire pour toi… Demande toi ce que tu peux faire pour Twitter !! #KennedyTweet
@Blavettejulien ich bin ein twitterer !! #kennedytweet
@imnotalone Un petit tweet pour l’homme, un grand pas pour la communauté. #AmstrongTweet
@msiou To Twitt or Not To Twitt #ShakespeareTwitt
@Fitzcairn O rage ! O désespoir ! O twitto ennemi ! N’ai-je donc tant tant vécu de RT que pour cette infamie ? #Corneilletweet
@Fitzcairn Aux âmes de twittos bien nées, Les followers n’attendent point le nombre des années. #Corneilletweet
@Fitzcairn Va twitto je ne te hais point. #Corneilletweet
@imnotalone I can’t live with or without tweet. #U2Tweet
@imnotalone I’m just a tweet. #nodoubttweet
@msiou Au bal, au bal tweeté… #CompagnieCreoleTweet
@imnotalone Dans le port d’twitterland Y a des twitters qui twittent Et qui twittent et retwittent Et qui retwittent encore. #breltweet
@Blavettejulien C’est pas l’homme qui prend le tweet, c’est le tweet qui prend l’homme #Renaudtweet
La catégorie ciné nous a bien (bien) occupé.
On est allé chercher dans les standard du cinéma US :
@msiou You Twitting To Me ? #TaxiDriverTwitt
@imnotalone Pourquoi vous voulez twitter? Ba j’sais ni chanter, ni danser. #rockytweet
@msiou C’était pas mon tweet Colonel ! #RamboTweet
@msiou Arrete ou ma mère va twitter ! #stalloneTweet
@imnotalone Hasta la vista twitter! #terminatortweet
@imnotalone Ne la twitte pas, Salope ! #alientweet
@imnotalone May the tweet be with you! #starwarstweet
@Blavettejulien Luke i’m you’re follower ! #Starwarstweet
@imnotalone keep your followers close, but your following closer. #thegodfathertweet
@imnotalone What are you gonna do? Charge me with twitting? #basicinstincttweet
@imnotalone I am the tweet of the world! #titanictweet
@imnotalone Mon now est tweet, re-tweet. #jamesbondtweet
@imnotalone E.T. twitte maison. #ETtweet
@Blavettejulien Cynok twitte Choco #Gooniestweet
@MonsieurRo On laisse pas Twitter tout seul #DirtyDancingTweet
@dariamarx j’avais une ferme en Afrique, au pied des collines du Twnong #outofafricatweet
@msiou Tweetlight #RobertPatinssonTweet
@msiou Tweetsie #DustinHoffmanTwitt
Et français :
@imnotalone Quand te retwitterais-je ? Twitter merveilleux ! Où ceux qui s’aiment, twittent à deux ! #Lesbronzésfontdutweet
@ButScanter j’ai pas touché j’ai twitté! mais qu’elle est cooonne! #lesbronzésfontdutweet
@msiou Tweets are my reality,The only kind of reality #LaBoumTweet
@dariamarx Je suis le pape et j’attends mon #FF #lacitedelapeurtwit
@bduperrin dis lui qu’elle a les yeux qui sentent le tweet. #laveritesijetweet
Sinon on a donné dans le (grand) classique:
@ButScanter Si Dieu ne voulait pas qu’on les tweete il n’en aurait pas fait des twittos. #7mercenairestweet
@imnotalone Et mes tweets, tu les aimes mes tweets? #Bardottweet
@msiou T’as de beaux Tweets tu sais … #GabinTweet
@msiou ah ben , elle va tweeter beaucoup moins bien forcément ! #BourvilTweet
@msiou Moi j’ai dit Tweetarre comme c’est Tweetarre ! #louisjouvetTweet
@ButScanter tweet for two and two for tweet #lagrandevadrouilletweet
@ButScanter non mais tu l’as vu? il arrive il twitte et paf un bourre-pif! #Lestontonsflingueurstweet
@imnotalone Faut quand même admettre que c’est plutôt un tweet d’homme. #Lestontonsflingueurstweet
@imnotalone Les cons ça twitte tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. #Lestontonsflingueurstweet
@bduperrin follow friday to you…follow friday to you…et hop ! Un bourre pif ! #Lestontonsflingueurstweet
@bduperrin j’ai connu une polonaise qui le tweetait au petit dejeuner. Lulu la tweeteuse… #Lestontonsflingueurstweet
@imnotalone Quand les types de 130(0)(0)(0) followers disent certaines choses, ceux de 60 followers les écoutent. #audiardtweet
@Fitzcairn Garder un secret consiste à ne RT qu’à un seul twitto à la fois. #audiardtweet
@Fitzcairn Mais qu’est ce que c’ést que cette timeline ? On ne se serait pas permis de vous RT sur le domaine ? Ben si on s’est permis. #audiardtweet
@Fitzcairn Un twitto vient de tomber de la chambre 21, il est mort ! Du calme mon enfant, un twitto part, un autre arrive … #audiardtweet
@Fitzcairn Y devrait y avoir des cliniques pour les obsédés du tweet. Y’en avait mais on les a fermées. #audiardtweet
@Fitzcairn Vous savez quelle différence il y a entre un twittos et un voleur ? - Non… - Un voleur de temps en temps ça se repose. #audiardtweet
@Fitzcairn Touche pas aux tweets salope ! #audiardtweet
@Fitzcairn Vingt ans de placard. Les followers ça se divise, les tweets ça s’additionne.. #audiardtweet
@Fitzcairn C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des tweets. #audiardtweet
@Fitzcairn Dis donc on est quand même pas venus twitpic les sandwiches ! #audiardtweet
Avec de l’inspiration commune parfois :
@imnotalone Twitterer, twitterer, est-ce que j’ai une gueule de twitterer? #Arlettytweet
@dariamarx Twittos, twittos, est ce que j’ai une gueule de twittos ? #arlettitwitt
@msiou Tweetosphere, Tweetosphere …Est-ce que j’ai une gueule de Tweetosphere ? #ArlettyTweet
Et je terminerai par mon coup de coeur toute catégorie:
@msiou On est pas bien là ? A la fraiche, décontractés du tweet… Et on Tweetera quand on aura envie de tweeter ! #ValseusesTweet
Et vous, un chouchou ?
Vous qui lisez ces lignes, ou celles-ci à part ceux que je connais IRL, vous ne connaissez ni mon visage, ni mon nom, ni mon prénom, je ne parle dans l’espace numérique ni de ma famille, ni de ma vie sentimentale, ni de mon travail, vous ne connaissez ni mon adresse ni mon numéro de téléphone.
Et normalement, une fois que j’ai dit ça, à en croire ce que j’entends et lis actuellement, vous avez… peur. Ce qui est bien normal, puisque ma vocation, voir ma raison d’être sur internet semble être, je cite, « de vous attaquer à coup de couteau dans le dos » et de « balancer des horreurs ». Et vous devriez vous inquiéter sérieusement car cet anonymat est « infect » et « ce n’est que le début de choses épouvantables ».
Moi j’ai envie de vous demander ce que faites vous là puisque je n’ai rien à dire ! Oui, car « quand on a des choses à dire, on les dit à visage découvert ». #CQFD
Je n’ai rien inventé, toutes les citations sont des extraits de l’émission On refait le Monde sur RTL le 9 juin (écoutez à partir de la 28eme minute).
Tout est parti fin mai de la proposition de loi du Sénateur Masson. Sur ce thème, et sur la levée de boucliers qui s’en est suivie, tout a été dit ou presque et je vous renvoie à l’excellent Pearltrees de @yannsavidan découvert grâce au billet d’@eowenn.
Bref, j’écoutais la radio et je n’en revenais pas.
Le débat sur l’anonymat venait d’être relancé par la (mauvaise) blague jetée sur Twitter cette semaine sur la mort de Bernard Montiel.
Je ne juge pas de la pertinence de ce type de tweets, et je vous conseille, si vous voulez un bel éclairage sur twitter et la contextualisation, l’article de @vincentglad .
Notre cher sénateur a donc rebondi sur le sujet pour justifier à l’aune de cet « évènement » sa PPL. Jusque là tout va bien, c’est de bonne guerre dirons-nous.
A une petite exception près néanmoins. Pourquoi relier Twitter à sa PPL ? Il ne s’agit en principe que de lever l’anonymat des blogueurs non professionnels, non? Quid de l’anonymat sur Twitter ? Une prochaine étape ? Après tout, ce n’est qu’un site de microblogging … [1]
Qu’un politique utilise un effet d’aubaine, comment dire, c’est de la politique.
Mais c’est bien l’échange des « polémistes » qui m’a affligée. Comment des journalistes et autres professionnels peuvent-ils succomber si docilement aux sirènes de l’amalgame ?
Car il faut bien dire que dès la présentation du débat, il y avait comme une méprise. Selon Christophe Hondelatte il s’agirait d’« Obliger les blogueurs à agir sur internet sous leur propre nom pour qu’ils assument leurs propos (…) qu’il y ait derrière une identité réelle et véritable »
Tout est dans le « pour que ». La suppression de l’anonymat comme condition de la responsabilité.
En fin de semaine paraissait ce sondage BVA qui conclut que 59% des songés sont favorable à la levée de l’anonymat, commenté de la sorte : « Il est passionnant de constater que les français sont massivement en soutien de sa proposition consistant à lever l’anonymat sur Internet. »
Avant la présentation de ce résultat, nous avons droit à une introduction dont je vous livre un extrait (je cite Bruno Vanryb, President& CEO d’Avanquest) : « Il est clair que les internautes sentent bien le danger lié à l’anonymat. », « Tout le monde comprend bien que la non-possibilité de vérifier d’où viens une information relayée par des non-professionnels autorise les pires excès. »
Quelque soit la problématique, partez d’une hypothèse erronée, et les solutions que vous proposerez seront inadéquates. Car, oui, évidemment, « tout le monde comprend bien », mais de quelle « non possibilité » parlons-nous ?
La question préalable à poser était assurément : Pensez-vous qu’il soit possible d’identifier et de sanctionner un blogueur anonyme qui tiendrait des propos portant atteinte à autrui ? J’aimerais connaitre le pourcentage exact mais la réponse ne fait aucun doute. Sur un échantillon représentatif de la population, la réponse serait « non » en grande majorité. Partant de là, la réponse à la question « Faut-il supprimer l’anonymat ?», dans un contexte de mauvaise information, va de soi.
Sur RTL (rendons à César…), quelques vérités ont été dites, aussi, notamment sur l’inadaptation d’une loi nationale dans un univers transfrontalier et l’inutilité du besoin de légiférer, puisqu’en cas de problème il est tout à fait possible d’obtenir l’identification de l’auteur des propos. Je vous conseille de lire ou relire à cet égard les mentions légales de @Maitre_Eolas.
Qu’on se s’y trompe pas, l’anonymat n’est que de façade, et n’affranchit pas de la responsabilité civile et pénale des propos que l’on tient. L’arsenal légal et judiciaire existe et fonctionne. Il est possible de connaitre et de sanctionner. What else ? comme dirait George.
Qu’on m’explique éventuellement qu’à la lumière des faits le système existant d’identification est défaillant et donc perfectible. L’exposé des motifs de la PPL n’est pas totalement critiquable en soi (si l’on excepte les raccourcis). Je ne peux par exemple contester que « une mutation profonde de la communication en ligne : à travers cette évolution globalement très positive, un certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées. » et qu’ « À la lumière de l’expérience des dernières années, il parait opportun de procéder à quelques ajustements juridiques. En particulier, il convient de mieux protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile. »
Il existe des abus, vérifions que nous avons les moyens de les limiter. Et si ce n’est pas le cas, réfléchissons à l’amélioration du dispositif.
Aujourd’hui je suis libre d’être anonyme, et pour faire simple, si j’abusais de cette liberté en piétinant allégrement les droits des autres, et les lois qui nous régissent, vous pourriez me retrouver, vous les victimes, je répondrai de mes actes et je réparerai le dommage causé. Point. Ma liberté n’épuise pas ma responsabilité.
Je ne cautionne en rien les dérives et l’utilisation de l’anonymat à des fins condamnables, ce qui est une réalité que je ne nie pas. Je soutiens la nécessité de mesures de contrôle et de sanctions adaptées.
Sauf que sur la forme, celles proposées ne le sont pas comme le précise justement ici Nicolas Poirier, Responsable juridique JFG Networks / Overblog.
Sur le fond, faut-il sacrifier sans sourciller une liberté ? Ce n’est là qu’une solution de facilité !
Les scrutins électoraux sont sujets à des fraudes ? Qu’à cela ne tienne ! Que l’on vote publiquement, supprimons le secret de l’isoloir, au lieu de trouver les méthodes permettant de concilier les intérêts publics et privés.
Le sacrifice n’est rendu socialement envisageable que parce que cette liberté là, celle de s’exprimer dans un relatif anonymat, n’est pas comprise (reste à savoir si c’est en toute bonne foi…). Et l’incompréhension, est la conséquence d’une autre hypothèse tronquée.
Au gré des débats et des justifications, il est vrai que le tableau n’est pas reluisant. Délateurs, menteurs, manipulateurs, calomniateurs, dangereux, agressifs, les « anonymes » ont, semble-t-il, pour unique fonction celle de porter atteinte à l’intégrité, la vie privée, les droits de leurs semblables.
Les partisans de la levée de l’anonymat ont établi une présomption d’intention de nuire.
Partir du principe qu’une personne est nécessairement « mauvaise », ou à tout le moins pourvue de « mauvaises » intentions, vous autorise moralement et socialement à la priver de liberté.
L’anonymat comme définition de la personnalité.
Je suis anonyme, cela fait donc de moi une personne effrayante et non fréquentable, a priori.
A ce titre, je n’ai pas le droit de vouloir protéger ma vie privée, ni celui de dresser des frontières entre ma vie professionnelle et mes activités personnelles, ni celui de ne pas vouloir que mon nom soit associé, au vu et au su de tous, à tout ce que j’écris dans les recherches Google, ni celui de construire un quelconque espace de liberté, puisque, par hypothèse, je vais en abuser.
Entre nous, il se trouve que ma vie est plutôt chouette, que je ne porte pas de lourde croix et que somme toute, ma liberté d’expression se limite, pour l’instant, comme pour beaucoup d’entre nous, à un exécutoire frivole du quotidien.
Mais quid de la femme battue, du salarié harcelé, de l’homo refoulé. Quid de l’amant, de la boulimique ou du dépressif ? Ne peuvent-ils disposer d’un espace pour -sans risquer d’être jugés par leurs proches- partager leurs sentiments, leurs doutes, leurs peines, rechercher un soutien ?
Et cela ne se limite pas aux « blogueurs ». Reprenons l’introduction du sondage déjà cité, les forums de discussions y sont stigmatisés. Je devrais donc donner mes coordonnées publiquement avant de poser une question sur une MST, de parler de ma foi, ou de m’enquérir des modalités de rupture de mon contrat de travail ?
Alors oui, pour résumer, on coupe la parole du fragile et de l’opprimé. Mais c’est là un peu court ! Quid de la parole militante, citoyenne, de la critique, la contestation ? Qui peut raisonnablement penser qu’elle ne serait pas en partie brimée et potentiellement censurée? Car n’oublions pas que l’identification ab initio revient aussi à donner les moyens de cataloguer et d’analyser …
Alors quand j’entends « pourquoi ne pas oser dire… dans un pays démocratique » j’ai juste envie de répondre : réfléchissez.
Ne mélangeons pas tout. Je peux parfaitement assumer mes choix, mes idées, mes orientations, et, dans le même temps, souhaiter maîtriser comment et à qui je les divulgue. Non, messieurs les polémistes, je ne peux entendre ”l’anonymat c’est quand même la honte des lâches”.
Qui nous parlait de droit à l’oubli déjà ? Ah oui, Madame la Secrétaire d’état chargée de l’économie numérique …
L’oubli ne commence-t-il pas par le droit à ne pas être identifié ?
Je cite le Président de la CNIL, Alex Türk, en introduction de l’atelier organisé sur ce thème par Nathalie Kosciusko-Morizet le 12 novembre 2009 « Le droit à l’oubli numérique couvre le droit à l’anonymat, à l’incognito et à la solitude ».
Lors de cet atelier, l’avocat Alain Bensoussan donnait sa définition du droit à l’oubli «un droit VOLONTAIRE de retour à l’anonymat. »
Commençons donc par conserver la liberté d’être anonyme, avant de construire un droit pour la retrouver.
Voilà, pour tout dire, cela faisait un bon moment que je voulais écrire sur ce thème là. Je ne concevais pas cela comme acte militant [2], mais plutôt une forme d’explication, juste vis à vis de vous.
Dit autrement, je vous écris PARCE QUE je suis anonyme.
Eric écrivait que c’était l’essence même du blog, je ne sais pas, en tout cas des miens, c’est certain.
Le sujet a pris une autre dimension. Il n’est plus temps de présenter son choix mais de le défendre.
Quelques saletés flottent à la surface de l’internet, soit ! nettoyons, mais -de grâce- ne jetons pas notre liberté avec l’eau du bain.
[1] Heureusement que je suis tranquille ici, je ne risque rien, je ne blogue pas moi, je macrotwitte !
[2] Il existe une pétition là
Je viens de recevoir ça par mail, et je partage ;-)
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On dit que chaque jour nous devons manger une pomme pour le fer et une banane pour le potassium.
Une orange également, pour la vitamine C et une tasse de thé vert sans sucre pour prévenir le diabète.
Tous les jours nous devons boire deux litres d’eau (oui, et puis aller faire pipi, qui demande le double du temps que vous avez perdu pour les boire).
Tous les jours il faut boire un Actimel ou manger un yaourt pour avoir les “L.Cassei Defensis”, dont personne ne sait ce que diable ils sont, mais il semble que si on n’avale pas au moins un million et demi de ces bacilles chaque jour on commence à s’effilocher.
Chaque jour une aspirine, pour prévenir l’infarctus, et un verre de vin rouge, toujours contre l’infarctus. Et un autre de blanc, pour le système nerveux. Et un verre de bière, pour je ne sais plus quoi. Si on les boit tous ensemble, ça peut donner une hémorragie cérébrale, mais ne vous en faites pas, parce que vous ne vous en rendrez même pas compte.
Tous les jours il faut manger des fibres. Beaucoup, beaucoup de fibres, jusqu’à ce que vous réussissiez à chier un pull.
Il faut prendre entre 4 et 6 repas tous les jours, légers, sans oublier de mastiquer 100 fois chaque bouchée. En faisant les calculs, on perd 5 heures pour manger.
Ah, et après chaque repas il faut se brosser les dents, après l’Actimel et les fibres, brosser les dents, après la pomme, les dents, après la banane, les dents…et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il vous reste 3 dents en bouche, sans oublier le fil dentaire, masser les gencives, le rinçage au plax…
Il faut dormir huit heures et travailler huit heures, plus le temps pour manger, 21. Il vous reste 3 heures, en admettant qu’il n’y ait pas trop de trafic.
Selon les statistiques, nous regardons la télé 3 heures par jour. Déjà ce n’est pas possible parce que tous les jours on doit marcher au moins une demi-heure (attention : après 15 minutes, retournez en arrière, sinon la demi-heure devient une heure).
Il faut maintenir les amitiés parce qu’elles sont comme les plantes, il faut les arroser tous les jours. Aussi quand vous allez en vacances, je suppose.
De plus, il faut se tenir informé et lire au moins deux journaux et quelques articles de revues, pour une lecture critique.
Ah ! il faut faire l’amour tous les jours, mais sans tomber dans la routine : il faut être novateur, créatif, et renouveler la séduction.
Il faut aussi le temps de passer la serpillière, faire la vaisselle, laver les vêtements, et on ne parle pas du fait que vous ayez un chien ou…des ENFANTS ???
En bref, calculez le tout et ça vous fait 29 heures par jour.
La seule possibilité qui me vient en tête c’est de faire plusieurs choses à la fois : par exemple : vous vous douchez avec de l’eau froide et avec la bouche ouverte, comme ça vous buvez vos 2 litre d’eau par jour. Pendant que vous sortez de la douche avec la brosse à dents en bouche vous faites l’amour avec votre compagnon/e qui pendant ce temps regarde la télé et vous raconte ce qu’il voit pendant que vous passez la serpillière.
Il vous reste une main libre ? Appelez vos amis ! et vos parents, buvez le vin (après avoir appelé vos parents vous en aurez besoin). Le BioPuritas avec la pomme, vous pouvez la donner à votre compagnon/e pendant que vous mangez la banane avec l’Actimel. Et demain vous changez.
Mais s’il vous reste 2 minutes de libre, envoyez ce message à vos amis (qu’il faut arroser comme une plante).
Maintenant je vous laisse, parce que entre le yaourt, la pomme, la bière, le premier litre d’eau et le troisième repas de fibres de la journée, déjà je ne sais plus où j’en suis…mais je dois aller d’urgence aux toilettes.
J’en profiterai pour me brosser les dents…
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Je n’ajouterais qu’une seule chose: et avec tout ça, quand est-ce qu’on twitte???
Allez, je vous laisse, je m’effiloche.