Ça ne vous fait pas penser à IRM ?
En fait, “LA” rencontre IRL, après tous ces échanges IVL en guise de consultation chez le généraliste –et un tour chez le spécialiste en passant sur MSN et Cie- , c’est à peu près pareil, non ?
Le moment de vérité qui permet de confirmer le diagnostic.
Sauf que, si j’en crois Charlotte (et Wikipedia), IRM c’est Take a picture what’s inside et qu’IRL c’est exactement l’inverse. L’intérieur, on l’a déjà vu.
Les personnes que j’ai rencontrées en chair et en os, IRL donc, étaient en effet assez proches de l’idée que je m’en faisais. Très proches en fait. Fidèles même.
Je mets de coté parfois un –léger- décalage physique (surtout lié à l’image que j’avais dessinée de la personne, parce que fondamentalement, la personne, elle n’y est pour rien si je la voyais plus petite/vieille/mince/poilue/…).
Ca n’a vraiment aucune importance.
IRL on s’est tout de suite retrouvé dans une relation de proximité. Je ne les découvrais pas, et j’imagine que c’était la même chose pour eux. On se connaissait déjà. Du coup, les rencontres IRL sont juste dans l’échange et le plaisir. Simple.
Que les esprits lubriques s’apaisent, les mots proximité, rencontre, échange et plaisir rassemblés ne signifient pas plus que ce que j’ai écrit.
On pourrait résumer ça par « passer un bon moment avec des potes ». Dit autrement, si le courant passe entre les tweets, globalement il passe entre les mojitos (ou les sushis, ou les cafés, ou les clopes, toutes autres choses tangibles que l’on partage IRL, m’enfin, surtout les mojitos quand même…)
J’en conclus que la manière de tweeter est un bon, un excellent, révélateur de la personnalité. Pas de mauvaise surprise.
Les rencontres IRL permettent d’ajouter l’emballage, mettre le gros nœud autour du paquet, quand on sait qu’on aime déjà le cadeau. Un présent rétroactif.
Alors quand on me demande « Mais qui est sur twitter ? » (en général, ça vient juste après « c’est quoi twitter ? » et juste avant « tu fais quoi sur twitter ?»), je réponds : des gens, des vrais gens, toi (ah non c’est vrai, pas toi), ton voisin de pallier, ton collègue de bureau, ta tante et moi.
Bon, évidemment, certains (oui, vous vous reconnaissez) me diront que je suis un peu naïve. Que le web regorge de fake, de psychopathes et autre mytho.
Une photo empruntée, un myspaceangle, un profil détourné… certes. And so what ? on embellit un peu la réalité de temps en temps et on se montre sous son meilleur jour, c’est humain, y’a pas mort d’homme. Ou alors on ne dit pas tout et on protège sa vie privée, et ce n’est pas moi qui jetterais la pierre ;-)
Ca peut être pire me direz vous ? De nouveau, derrière les tweets et les pseudos, ce sont des vrais gens, donc dans le lot, forcément, on va bien réussir à dénicher quelques tordus, quelques vendus et autres parasites.
Oui, mais j’ai tendance à croire que sur Twitter, le flacon Ilford 2.0, on s’en rend assez vite compte. Et on fait le tri. En bon paysans du web, on sépare le bon grain de l’ivraie.
Au final, c’est une cours de récré, une entreprise, un club de vacances… comme à chaque fois que des gens interagissent, des affinités se créent, des liens se tissent, des communautés d’intérêts se dessinent, des solidarités émergent.
Si on excepte le fait qu’on est par définition tous du même coté de la fracture numérique ou digitale selon les expressions consacrées, c’est un lieu de brassage de genres. Et j’aime les mélanges.
Tu es étudiant, directeur, chômeur, forçat, de gauche, de droite, conservateur, anarchiste, tu es d’ailleurs, tu es athée, tu es croyant, tu aimes des musiques que je n’écouterais même pas dans mon ascenseur, tu regardes les mêmes séries que moi, tu n’as pas de tv, tu pourrais être mon fils, tu pourrais être mon père, tu n’arrives pas à boucler tes fins de mois, tu claques deux fois ma paye dans des trucs de geeks, tu es drôle, tu es déprimé, tu es cynique, tu es doué, tu es un boulet, tu es critique, tu es beau, ou pas, tu es artiste, avocat, graphiste, politique, journaliste, tu vends des produits de beauté, tu les essaies, tu es matinal, tu es insomniaque, tu aimes ta boite, tu la conchies, tu es poli, tu es agressif, tu es charmeur, tu es chagrin, tu es discret, tu es contestataire, tu livetwittes, tu floodes, tu revendiques, tu plussois, …
Tu es tout ça, tu es ma timeline et je ne n’avais –sur le papier- aucune chance de te rencontrer (et pour ceux qui se demandent, oui, j’ai un exemple pour chacun des cas, mais c’est pas mon genre de dénoncer).
Voilà, c’était un billet pour ne rien dire, si ce n’est -parce qu’on est encore en janvier et que j’ai donc encore le droit (si, si)- souhaiter une excellente année à tous ceux que j’ai découverts grâce à Twitter. Vous êtes chouettes et je suis contente d’avoir fait votre connaissance, IRL pour certains (et j’espère bientôt pour d’autres…).
Continuez à m’informer, me faire rire et réfléchir. Continuez à tweeter, je continuerai à vous lire.
J’ai lu il y a peu que « Twitter » était le mot de l’année 2009. J’adhère. Evidemment, ça n’a pas changé ma vie, déjà bien remplie par ailleurs, et ce n’est pas ce que j’en attendais. Ca l’a juste rendue plus riche. IVL et IRL.
What else ?
