J’me connecte et je te follow
Tu n’ follow back pas
Comme d’habitude
Sur toi, j’remonte la TimeLine
Peur d’un #DMfail
Comme d’habitude
Ma main caresse mon clavier
Presque malgré moi
Comme d’habitude
Mais toi
Tu n’ me reply pas
Comme d’habitude
Et puis je retweetes très vite
Je sors de Seesmic
Comme d’habitude
Toute seule je m’en vais bloguer
Je post en retard
Comme d’habitude
Sans bruit je quitte le virtuel
Tout est gr’IRL
Comme d’habitude
J’ like pas
Je relève mes mails
Comme d’habitude
Comme d’habitude
Toute la journée
Je vais tweeter
Lire les TT
Comme d’habitude
Je vais hashtager
Comme d’habitude
Je vais même loller
Comme d’habitude
Enfin je vais suivre
Comme d’habitude
Et puis
Le jour s’en ira
Moi je livetwitterai
Comme d’habitude
Toi
Tu seras sorti
Je t’ai foursquarisé
Comme d’habitude
Toute seule
Je compte mes abonnés
Dans ce réseau froid
Comme d’habitude
Mes followfriday
Je les attendrai
Comme d’habitude
Comme d’habitude
Même la nuit
Je vais troller
Et faire l’influent
Comme d’habitude
Tu twitpickeras
Comme d’habitude
Je te stalkerai
Comme d’habitude
Tu me bloqueras
Comme d’habitude
Comme d’habitude
Tu f’ras une twitcam
Comme d’habitude
Tu traîneras sur 4chan
Comme d’habitude
On se pokera
Comme d’habitude
Comme d’habitude,
On fera semblant
Comme d’habitude,
On gtalkera
Comme d’habitude,
Ce sera #NSFW
Comme d’habituuuuuude.
Je ne suis pas douce. Au sens sucrée, mielleuse, collante, poisseuse.
Dans la vie réelle je veux dire. Plutôt avare de petit mots tout en bisounourserie.
Les « mon chéri », ça me fait penser à des chocolats, et « mon cœur », c’est juste la pompe entre mes côtes. Anais like tu vois. Mais moi je n’ai rien contre les couples en général, et libre à ceux qui veulent de se sussurrer des niaiseries mièvreries mots adorables.
Je ne vais pas dire ça ne m’est jamais arrivé (on n’est pas à l’abri), ni que j’ai toujours détesté quand on me l’a dit, mais je crois que je décourage sans le vouloir ce genre de choses.
Bref, je ne suis pas ce genre de fille.
Mais ce n’est pas le sujet.
Dans mes relations IVL (certaines) au contraire, j’aime ces mots d’affection.
Sans doute ma manière à l’écrit d’exprimer ce sourire que je t’aurais adressé, ce regard que je t’aurais glissé, ou ce geste -très approprié-, si tu avais été en face de moi. Sans doute pour créer l’intimité que le clavier peine parfois à traduire.
Montrer que je tiens à toi, que je ne connais pas vraiment mais qui fais partie de ma vie, ou juste parfois adoucir une critique.
Ça peut être charmeur, ironique, amical ou provocateur, en tout cas c’est naturel. Comme l’est mon plaisir de les lire.
Bref, je suis ce genre de fille.
Mais ce n’est pas le sujet.
J’étais l’autre jour en train de marcher ET de lire ma timeline Twitter sur mon téléphone ET j’allais répondre en moins de 140 caractères dont 5 occupés par le « chéri » qui va bien. Le téléphone (celui sur lesquels mes doigts s’activaient) sonne (le bougre). Mon boss. Ledit téléphone étant un « outil professionnel », jusque là tout va bien. Il me parle de truc de boulot (normal hein), enchaine sur une joke (toujours normal) et me dit « bye, bonne aprem » (rien à dire).
Ce à quoi je réponds : « bye darling ».
DARLING.
Voilà, c’est le sujet.
Depuis je me suis coupée de toute vie sociale, je n’ai plus remis un pied au bureau, je vis cloitrée sous ma couette, mes chats dépérissent. J’envisage le couvent, ou la province.
J’autruchise. J’attends le Grenelle.
(*) Comme tu me connais, tu sais que je suis en train de me frotter sur un mur en crépis.
Lundi soir, une vague de détwournement a envahi vos timelines et j’ai voulu garder une trace de cette sympathique et improvisée envolée twittique.
Après les films colorisés, remasterisés, remakisés, avec l’ami Michel qui nous fait du neuf avec du vieux, quelques répliques cultes et autres phrases célèbres ont été twitterisées, le temps d’une soirée.
Pour ceux qui s’en souviennent, en fait, on a juste schtroumpfé ;-)
J’ai classé les tweets par thème (politique, citations, musique, et bien sûr, cinéma). J’en ai surement oublié, de gens que je ne follow pas et qui n’ont pas été retwittés jusqu’à ma timeline. Et difficile de tous les retrouver sans hashtag unique.
Bref, je vous livre un aperçu et si vous en vu passer d’autres, dites-le moi en commentaire, j’updaterai!
-
Potitweet
@julienlicourt: Je vous ai RT #degaulletweet
@MonsieurRo Les français sont des followers !! #DeGaulleTweet
@gourgandin: twittas, twittos je vous ai compris ! #degaulletweet
@imnotalone Vive la TimeLine libre! #DeGaulleTweet
@MonsieurRo Twitter outragé mais Twitter libéré !! #DeGaulleTweet
@ththiam: Twitter! Twitter outragé! Twitter brisé! Twitter martyrisé! Mais Twitter libéré! #deGaulletweet
@mguichard: Paris tweetée, Paris retweetée, Paris hashtagée, mais Paris followée #degaulletweet
@imnotalone Vous n’avez pas le monopole du tweet! #Giscardtweet
@MonsieurRo Tweetez vous monsieur Elkabbach #MarchaisTweet
@dariamarx vous en êtes un autre, monsieur le premier twittos #mitterandtweet
@MonsieurRo Un tweet c’est fait pour tweeter… #ChiracTweet
@terminalose: Do you want me to go back to my Twitter? Bonjour ! #ChiracTweet
@Djal4real: Do you want me to go back to my tweet ? #chiractweet
@MonsieurRo Quand on ajoute à ça le tweet et le RT #ChiracTweet
@bengallerey: Tweet the yes needs the no to tweet. Against the no. #raffatweet
@The_Earthquake: Je propose qu’un tweet raccompagne chaque Twittos #SegoTweet
@Blavettejulien Bah casse toi pauvr’ tweet. #sarkozytweet
@MonsieurRo Désormais, quand il y a un tweet, plus personne ne s’en aperçoit #SarkozyTweet
@MonsieurRo On va nettoyer ça au twitter #SarkozyTweet
@Angelus_YODASON Twitter on l’aime ou on le quitte #SarkozyTweet
@Rajae_M_: Unfollow-moi pauv’con ! #SarkozyTweet
- FamousQwote
@MonsieurRo Le tweet est l’opium du peuple #MarxTweet
@MonsieurRo I have a tweet #MartinLutherKingTweet
@MonsieurRo Ne te demande pas ce que Twitter peut faire pour toi… Demande toi ce que tu peux faire pour Twitter !! #KennedyTweet
@Blavettejulien ich bin ein twitterer !! #kennedytweet
@imnotalone Un petit tweet pour l’homme, un grand pas pour la communauté. #AmstrongTweet
@msiou To Twitt or Not To Twitt #ShakespeareTwitt
@Fitzcairn O rage ! O désespoir ! O twitto ennemi ! N’ai-je donc tant tant vécu de RT que pour cette infamie ? #Corneilletweet
@Fitzcairn Aux âmes de twittos bien nées, Les followers n’attendent point le nombre des années. #Corneilletweet
@Fitzcairn Va twitto je ne te hais point. #Corneilletweet
- Muwic
@imnotalone I can’t live with or without tweet. #U2Tweet
@imnotalone I’m just a tweet. #nodoubttweet
@msiou Au bal, au bal tweeté… #CompagnieCreoleTweet
@imnotalone Dans le port d’twitterland Y a des twitters qui twittent Et qui twittent et retwittent Et qui retwittent encore. #breltweet
@Blavettejulien C’est pas l’homme qui prend le tweet, c’est le tweet qui prend l’homme #Renaudtweet
- Mowie
La catégorie ciné nous a bien (bien) occupé.
On est allé chercher dans les standard du cinéma US :
@msiou You Twitting To Me ? #TaxiDriverTwitt
@imnotalone Pourquoi vous voulez twitter? Ba j’sais ni chanter, ni danser. #rockytweet
@msiou C’était pas mon tweet Colonel ! #RamboTweet
@msiou Arrete ou ma mère va twitter ! #stalloneTweet
@imnotalone Hasta la vista twitter! #terminatortweet
@imnotalone Ne la twitte pas, Salope ! #alientweet
@imnotalone May the tweet be with you! #starwarstweet
@Blavettejulien Luke i’m you’re follower ! #Starwarstweet
@imnotalone keep your followers close, but your following closer. #thegodfathertweet
@imnotalone What are you gonna do? Charge me with twitting? #basicinstincttweet
@imnotalone I am the tweet of the world! #titanictweet
@imnotalone Mon now est tweet, re-tweet. #jamesbondtweet
@imnotalone E.T. twitte maison. #ETtweet
@Blavettejulien Cynok twitte Choco #Gooniestweet
@MonsieurRo On laisse pas Twitter tout seul #DirtyDancingTweet
@dariamarx j’avais une ferme en Afrique, au pied des collines du Twnong #outofafricatweet
@msiou Tweetlight #RobertPatinssonTweet
@msiou Tweetsie #DustinHoffmanTwitt
Et français :
@imnotalone Quand te retwitterais-je ? Twitter merveilleux ! Où ceux qui s’aiment, twittent à deux ! #Lesbronzésfontdutweet
@ButScanter j’ai pas touché j’ai twitté! mais qu’elle est cooonne! #lesbronzésfontdutweet
@msiou Tweets are my reality,The only kind of reality #LaBoumTweet
@dariamarx Je suis le pape et j’attends mon #FF #lacitedelapeurtwit
@bduperrin dis lui qu’elle a les yeux qui sentent le tweet. #laveritesijetweet
Sinon on a donné dans le (grand) classique:
@ButScanter Si Dieu ne voulait pas qu’on les tweete il n’en aurait pas fait des twittos. #7mercenairestweet
@imnotalone Et mes tweets, tu les aimes mes tweets? #Bardottweet
@msiou T’as de beaux Tweets tu sais … #GabinTweet
@msiou ah ben , elle va tweeter beaucoup moins bien forcément ! #BourvilTweet
@msiou Moi j’ai dit Tweetarre comme c’est Tweetarre ! #louisjouvetTweet
@ButScanter tweet for two and two for tweet #lagrandevadrouilletweet
@ButScanter non mais tu l’as vu? il arrive il twitte et paf un bourre-pif! #Lestontonsflingueurstweet
@imnotalone Faut quand même admettre que c’est plutôt un tweet d’homme. #Lestontonsflingueurstweet
@imnotalone Les cons ça twitte tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. #Lestontonsflingueurstweet
@bduperrin follow friday to you…follow friday to you…et hop ! Un bourre pif ! #Lestontonsflingueurstweet
@bduperrin j’ai connu une polonaise qui le tweetait au petit dejeuner. Lulu la tweeteuse… #Lestontonsflingueurstweet
@imnotalone Quand les types de 130(0)(0)(0) followers disent certaines choses, ceux de 60 followers les écoutent. #audiardtweet
@Fitzcairn Garder un secret consiste à ne RT qu’à un seul twitto à la fois. #audiardtweet
@Fitzcairn Mais qu’est ce que c’ést que cette timeline ? On ne se serait pas permis de vous RT sur le domaine ? Ben si on s’est permis. #audiardtweet
@Fitzcairn Un twitto vient de tomber de la chambre 21, il est mort ! Du calme mon enfant, un twitto part, un autre arrive … #audiardtweet
@Fitzcairn Y devrait y avoir des cliniques pour les obsédés du tweet. Y’en avait mais on les a fermées. #audiardtweet
@Fitzcairn Vous savez quelle différence il y a entre un twittos et un voleur ? - Non… - Un voleur de temps en temps ça se repose. #audiardtweet
@Fitzcairn Touche pas aux tweets salope ! #audiardtweet
@Fitzcairn Vingt ans de placard. Les followers ça se divise, les tweets ça s’additionne.. #audiardtweet
@Fitzcairn C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des tweets. #audiardtweet
@Fitzcairn Dis donc on est quand même pas venus twitpic les sandwiches ! #audiardtweet
Avec de l’inspiration commune parfois :
@imnotalone Twitterer, twitterer, est-ce que j’ai une gueule de twitterer? #Arlettytweet
@dariamarx Twittos, twittos, est ce que j’ai une gueule de twittos ? #arlettitwitt
@msiou Tweetosphere, Tweetosphere …Est-ce que j’ai une gueule de Tweetosphere ? #ArlettyTweet
Et je terminerai par mon coup de coeur toute catégorie:
@msiou On est pas bien là ? A la fraiche, décontractés du tweet… Et on Tweetera quand on aura envie de tweeter ! #ValseusesTweet
Et vous, un chouchou ?
Vous qui lisez ces lignes, ou celles-ci à part ceux que je connais IRL, vous ne connaissez ni mon visage, ni mon nom, ni mon prénom, je ne parle dans l’espace numérique ni de ma famille, ni de ma vie sentimentale, ni de mon travail, vous ne connaissez ni mon adresse ni mon numéro de téléphone.
Et normalement, une fois que j’ai dit ça, à en croire ce que j’entends et lis actuellement, vous avez… peur. Ce qui est bien normal, puisque ma vocation, voir ma raison d’être sur internet semble être, je cite, « de vous attaquer à coup de couteau dans le dos » et de « balancer des horreurs ». Et vous devriez vous inquiéter sérieusement car cet anonymat est « infect » et « ce n’est que le début de choses épouvantables ».
Moi j’ai envie de vous demander ce que faites vous là puisque je n’ai rien à dire ! Oui, car « quand on a des choses à dire, on les dit à visage découvert ». #CQFD
Je n’ai rien inventé, toutes les citations sont des extraits de l’émission On refait le Monde sur RTL le 9 juin (écoutez à partir de la 28eme minute).
Tout est parti fin mai de la proposition de loi du Sénateur Masson. Sur ce thème, et sur la levée de boucliers qui s’en est suivie, tout a été dit ou presque et je vous renvoie à l’excellent Pearltrees de @yannsavidan découvert grâce au billet d’@eowenn.
Bref, j’écoutais la radio et je n’en revenais pas.
Le débat sur l’anonymat venait d’être relancé par la (mauvaise) blague jetée sur Twitter cette semaine sur la mort de Bernard Montiel.
Je ne juge pas de la pertinence de ce type de tweets, et je vous conseille, si vous voulez un bel éclairage sur twitter et la contextualisation, l’article de @vincentglad .
Notre cher sénateur a donc rebondi sur le sujet pour justifier à l’aune de cet « évènement » sa PPL. Jusque là tout va bien, c’est de bonne guerre dirons-nous.
A une petite exception près néanmoins. Pourquoi relier Twitter à sa PPL ? Il ne s’agit en principe que de lever l’anonymat des blogueurs non professionnels, non? Quid de l’anonymat sur Twitter ? Une prochaine étape ? Après tout, ce n’est qu’un site de microblogging … [1]
Qu’un politique utilise un effet d’aubaine, comment dire, c’est de la politique.
Mais c’est bien l’échange des « polémistes » qui m’a affligée. Comment des journalistes et autres professionnels peuvent-ils succomber si docilement aux sirènes de l’amalgame ?
Car il faut bien dire que dès la présentation du débat, il y avait comme une méprise. Selon Christophe Hondelatte il s’agirait d’« Obliger les blogueurs à agir sur internet sous leur propre nom pour qu’ils assument leurs propos (…) qu’il y ait derrière une identité réelle et véritable »
Tout est dans le « pour que ». La suppression de l’anonymat comme condition de la responsabilité.
En fin de semaine paraissait ce sondage BVA qui conclut que 59% des songés sont favorable à la levée de l’anonymat, commenté de la sorte : « Il est passionnant de constater que les français sont massivement en soutien de sa proposition consistant à lever l’anonymat sur Internet. »
Avant la présentation de ce résultat, nous avons droit à une introduction dont je vous livre un extrait (je cite Bruno Vanryb, President& CEO d’Avanquest) : « Il est clair que les internautes sentent bien le danger lié à l’anonymat. », « Tout le monde comprend bien que la non-possibilité de vérifier d’où viens une information relayée par des non-professionnels autorise les pires excès. »
Quelque soit la problématique, partez d’une hypothèse erronée, et les solutions que vous proposerez seront inadéquates. Car, oui, évidemment, « tout le monde comprend bien », mais de quelle « non possibilité » parlons-nous ?
La question préalable à poser était assurément : Pensez-vous qu’il soit possible d’identifier et de sanctionner un blogueur anonyme qui tiendrait des propos portant atteinte à autrui ? J’aimerais connaitre le pourcentage exact mais la réponse ne fait aucun doute. Sur un échantillon représentatif de la population, la réponse serait « non » en grande majorité. Partant de là, la réponse à la question « Faut-il supprimer l’anonymat ?», dans un contexte de mauvaise information, va de soi.
Sur RTL (rendons à César…), quelques vérités ont été dites, aussi, notamment sur l’inadaptation d’une loi nationale dans un univers transfrontalier et l’inutilité du besoin de légiférer, puisqu’en cas de problème il est tout à fait possible d’obtenir l’identification de l’auteur des propos. Je vous conseille de lire ou relire à cet égard les mentions légales de @Maitre_Eolas.
Qu’on se s’y trompe pas, l’anonymat n’est que de façade, et n’affranchit pas de la responsabilité civile et pénale des propos que l’on tient. L’arsenal légal et judiciaire existe et fonctionne. Il est possible de connaitre et de sanctionner. What else ? comme dirait George.
Qu’on m’explique éventuellement qu’à la lumière des faits le système existant d’identification est défaillant et donc perfectible. L’exposé des motifs de la PPL n’est pas totalement critiquable en soi (si l’on excepte les raccourcis). Je ne peux par exemple contester que « une mutation profonde de la communication en ligne : à travers cette évolution globalement très positive, un certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées. » et qu’ « À la lumière de l’expérience des dernières années, il parait opportun de procéder à quelques ajustements juridiques. En particulier, il convient de mieux protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile. »
Il existe des abus, vérifions que nous avons les moyens de les limiter. Et si ce n’est pas le cas, réfléchissons à l’amélioration du dispositif.
Aujourd’hui je suis libre d’être anonyme, et pour faire simple, si j’abusais de cette liberté en piétinant allégrement les droits des autres, et les lois qui nous régissent, vous pourriez me retrouver, vous les victimes, je répondrai de mes actes et je réparerai le dommage causé. Point. Ma liberté n’épuise pas ma responsabilité.
Je ne cautionne en rien les dérives et l’utilisation de l’anonymat à des fins condamnables, ce qui est une réalité que je ne nie pas. Je soutiens la nécessité de mesures de contrôle et de sanctions adaptées.
Sauf que sur la forme, celles proposées ne le sont pas comme le précise justement ici Nicolas Poirier, Responsable juridique JFG Networks / Overblog.
Sur le fond, faut-il sacrifier sans sourciller une liberté ? Ce n’est là qu’une solution de facilité !
Les scrutins électoraux sont sujets à des fraudes ? Qu’à cela ne tienne ! Que l’on vote publiquement, supprimons le secret de l’isoloir, au lieu de trouver les méthodes permettant de concilier les intérêts publics et privés.
Le sacrifice n’est rendu socialement envisageable que parce que cette liberté là, celle de s’exprimer dans un relatif anonymat, n’est pas comprise (reste à savoir si c’est en toute bonne foi…). Et l’incompréhension, est la conséquence d’une autre hypothèse tronquée.
Au gré des débats et des justifications, il est vrai que le tableau n’est pas reluisant. Délateurs, menteurs, manipulateurs, calomniateurs, dangereux, agressifs, les « anonymes » ont, semble-t-il, pour unique fonction celle de porter atteinte à l’intégrité, la vie privée, les droits de leurs semblables.
Les partisans de la levée de l’anonymat ont établi une présomption d’intention de nuire.
Partir du principe qu’une personne est nécessairement « mauvaise », ou à tout le moins pourvue de « mauvaises » intentions, vous autorise moralement et socialement à la priver de liberté.
L’anonymat comme définition de la personnalité.
Je suis anonyme, cela fait donc de moi une personne effrayante et non fréquentable, a priori.
A ce titre, je n’ai pas le droit de vouloir protéger ma vie privée, ni celui de dresser des frontières entre ma vie professionnelle et mes activités personnelles, ni celui de ne pas vouloir que mon nom soit associé, au vu et au su de tous, à tout ce que j’écris dans les recherches Google, ni celui de construire un quelconque espace de liberté, puisque, par hypothèse, je vais en abuser.
Entre nous, il se trouve que ma vie est plutôt chouette, que je ne porte pas de lourde croix et que somme toute, ma liberté d’expression se limite, pour l’instant, comme pour beaucoup d’entre nous, à un exécutoire frivole du quotidien.
Mais quid de la femme battue, du salarié harcelé, de l’homo refoulé. Quid de l’amant, de la boulimique ou du dépressif ? Ne peuvent-ils disposer d’un espace pour -sans risquer d’être jugés par leurs proches- partager leurs sentiments, leurs doutes, leurs peines, rechercher un soutien ?
Et cela ne se limite pas aux « blogueurs ». Reprenons l’introduction du sondage déjà cité, les forums de discussions y sont stigmatisés. Je devrais donc donner mes coordonnées publiquement avant de poser une question sur une MST, de parler de ma foi, ou de m’enquérir des modalités de rupture de mon contrat de travail ?
Alors oui, pour résumer, on coupe la parole du fragile et de l’opprimé. Mais c’est là un peu court ! Quid de la parole militante, citoyenne, de la critique, la contestation ? Qui peut raisonnablement penser qu’elle ne serait pas en partie brimée et potentiellement censurée? Car n’oublions pas que l’identification ab initio revient aussi à donner les moyens de cataloguer et d’analyser …
Alors quand j’entends « pourquoi ne pas oser dire… dans un pays démocratique » j’ai juste envie de répondre : réfléchissez.
Ne mélangeons pas tout. Je peux parfaitement assumer mes choix, mes idées, mes orientations, et, dans le même temps, souhaiter maîtriser comment et à qui je les divulgue. Non, messieurs les polémistes, je ne peux entendre ”l’anonymat c’est quand même la honte des lâches”.
Qui nous parlait de droit à l’oubli déjà ? Ah oui, Madame la Secrétaire d’état chargée de l’économie numérique …
L’oubli ne commence-t-il pas par le droit à ne pas être identifié ?
Je cite le Président de la CNIL, Alex Türk, en introduction de l’atelier organisé sur ce thème par Nathalie Kosciusko-Morizet le 12 novembre 2009 « Le droit à l’oubli numérique couvre le droit à l’anonymat, à l’incognito et à la solitude ».
Lors de cet atelier, l’avocat Alain Bensoussan donnait sa définition du droit à l’oubli «un droit VOLONTAIRE de retour à l’anonymat. »
Commençons donc par conserver la liberté d’être anonyme, avant de construire un droit pour la retrouver.
Voilà, pour tout dire, cela faisait un bon moment que je voulais écrire sur ce thème là. Je ne concevais pas cela comme acte militant [2], mais plutôt une forme d’explication, juste vis à vis de vous.
Dit autrement, je vous écris PARCE QUE je suis anonyme.
Eric écrivait que c’était l’essence même du blog, je ne sais pas, en tout cas des miens, c’est certain.
Le sujet a pris une autre dimension. Il n’est plus temps de présenter son choix mais de le défendre.
Quelques saletés flottent à la surface de l’internet, soit ! nettoyons, mais -de grâce- ne jetons pas notre liberté avec l’eau du bain.
[1] Heureusement que je suis tranquille ici, je ne risque rien, je ne blogue pas moi, je macrotwitte !
[2] Il existe une pétition là
Je viens de recevoir ça par mail, et je partage ;-)
xxxxxxxxxx
On dit que chaque jour nous devons manger une pomme pour le fer et une banane pour le potassium.
Une orange également, pour la vitamine C et une tasse de thé vert sans sucre pour prévenir le diabète.
Tous les jours nous devons boire deux litres d’eau (oui, et puis aller faire pipi, qui demande le double du temps que vous avez perdu pour les boire).
Tous les jours il faut boire un Actimel ou manger un yaourt pour avoir les “L.Cassei Defensis”, dont personne ne sait ce que diable ils sont, mais il semble que si on n’avale pas au moins un million et demi de ces bacilles chaque jour on commence à s’effilocher.
Chaque jour une aspirine, pour prévenir l’infarctus, et un verre de vin rouge, toujours contre l’infarctus. Et un autre de blanc, pour le système nerveux. Et un verre de bière, pour je ne sais plus quoi. Si on les boit tous ensemble, ça peut donner une hémorragie cérébrale, mais ne vous en faites pas, parce que vous ne vous en rendrez même pas compte.
Tous les jours il faut manger des fibres. Beaucoup, beaucoup de fibres, jusqu’à ce que vous réussissiez à chier un pull.
Il faut prendre entre 4 et 6 repas tous les jours, légers, sans oublier de mastiquer 100 fois chaque bouchée. En faisant les calculs, on perd 5 heures pour manger.
Ah, et après chaque repas il faut se brosser les dents, après l’Actimel et les fibres, brosser les dents, après la pomme, les dents, après la banane, les dents…et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il vous reste 3 dents en bouche, sans oublier le fil dentaire, masser les gencives, le rinçage au plax…
Il faut dormir huit heures et travailler huit heures, plus le temps pour manger, 21. Il vous reste 3 heures, en admettant qu’il n’y ait pas trop de trafic.
Selon les statistiques, nous regardons la télé 3 heures par jour. Déjà ce n’est pas possible parce que tous les jours on doit marcher au moins une demi-heure (attention : après 15 minutes, retournez en arrière, sinon la demi-heure devient une heure).
Il faut maintenir les amitiés parce qu’elles sont comme les plantes, il faut les arroser tous les jours. Aussi quand vous allez en vacances, je suppose.
De plus, il faut se tenir informé et lire au moins deux journaux et quelques articles de revues, pour une lecture critique.
Ah ! il faut faire l’amour tous les jours, mais sans tomber dans la routine : il faut être novateur, créatif, et renouveler la séduction.
Il faut aussi le temps de passer la serpillière, faire la vaisselle, laver les vêtements, et on ne parle pas du fait que vous ayez un chien ou…des ENFANTS ???
En bref, calculez le tout et ça vous fait 29 heures par jour.
La seule possibilité qui me vient en tête c’est de faire plusieurs choses à la fois : par exemple : vous vous douchez avec de l’eau froide et avec la bouche ouverte, comme ça vous buvez vos 2 litre d’eau par jour. Pendant que vous sortez de la douche avec la brosse à dents en bouche vous faites l’amour avec votre compagnon/e qui pendant ce temps regarde la télé et vous raconte ce qu’il voit pendant que vous passez la serpillière.
Il vous reste une main libre ? Appelez vos amis ! et vos parents, buvez le vin (après avoir appelé vos parents vous en aurez besoin). Le BioPuritas avec la pomme, vous pouvez la donner à votre compagnon/e pendant que vous mangez la banane avec l’Actimel. Et demain vous changez.
Mais s’il vous reste 2 minutes de libre, envoyez ce message à vos amis (qu’il faut arroser comme une plante).
Maintenant je vous laisse, parce que entre le yaourt, la pomme, la bière, le premier litre d’eau et le troisième repas de fibres de la journée, déjà je ne sais plus où j’en suis…mais je dois aller d’urgence aux toilettes.
J’en profiterai pour me brosser les dents…
xxxxxxxxxx
Je n’ajouterais qu’une seule chose: et avec tout ça, quand est-ce qu’on twitte???
Allez, je vous laisse, je m’effiloche.
Ça ne vous fait pas penser à IRM ?
En fait, “LA” rencontre IRL, après tous ces échanges IVL en guise de consultation chez le généraliste –et un tour chez le spécialiste en passant sur MSN et Cie- , c’est à peu près pareil, non ?
Le moment de vérité qui permet de confirmer le diagnostic.
Sauf que, si j’en crois Charlotte (et Wikipedia), IRM c’est Take a picture what’s inside et qu’IRL c’est exactement l’inverse. L’intérieur, on l’a déjà vu.
Les personnes que j’ai rencontrées en chair et en os, IRL donc, étaient en effet assez proches de l’idée que je m’en faisais. Très proches en fait. Fidèles même.
Je mets de coté parfois un –léger- décalage physique (surtout lié à l’image que j’avais dessinée de la personne, parce que fondamentalement, la personne, elle n’y est pour rien si je la voyais plus petite/vieille/mince/poilue/…).
Ca n’a vraiment aucune importance.
IRL on s’est tout de suite retrouvé dans une relation de proximité. Je ne les découvrais pas, et j’imagine que c’était la même chose pour eux. On se connaissait déjà. Du coup, les rencontres IRL sont juste dans l’échange et le plaisir. Simple.
Que les esprits lubriques s’apaisent, les mots proximité, rencontre, échange et plaisir rassemblés ne signifient pas plus que ce que j’ai écrit.
On pourrait résumer ça par « passer un bon moment avec des potes ». Dit autrement, si le courant passe entre les tweets, globalement il passe entre les mojitos (ou les sushis, ou les cafés, ou les clopes, toutes autres choses tangibles que l’on partage IRL, m’enfin, surtout les mojitos quand même…)
J’en conclus que la manière de tweeter est un bon, un excellent, révélateur de la personnalité. Pas de mauvaise surprise.
Les rencontres IRL permettent d’ajouter l’emballage, mettre le gros nœud autour du paquet, quand on sait qu’on aime déjà le cadeau. Un présent rétroactif.
Alors quand on me demande « Mais qui est sur twitter ? » (en général, ça vient juste après « c’est quoi twitter ? » et juste avant « tu fais quoi sur twitter ?»), je réponds : des gens, des vrais gens, toi (ah non c’est vrai, pas toi), ton voisin de pallier, ton collègue de bureau, ta tante et moi.
Bon, évidemment, certains (oui, vous vous reconnaissez) me diront que je suis un peu naïve. Que le web regorge de fake, de psychopathes et autre mytho.
Une photo empruntée, un myspaceangle, un profil détourné… certes. And so what ? on embellit un peu la réalité de temps en temps et on se montre sous son meilleur jour, c’est humain, y’a pas mort d’homme. Ou alors on ne dit pas tout et on protège sa vie privée, et ce n’est pas moi qui jetterais la pierre ;-)
Ca peut être pire me direz vous ? De nouveau, derrière les tweets et les pseudos, ce sont des vrais gens, donc dans le lot, forcément, on va bien réussir à dénicher quelques tordus, quelques vendus et autres parasites.
Oui, mais j’ai tendance à croire que sur Twitter, le flacon Ilford 2.0, on s’en rend assez vite compte. Et on fait le tri. En bon paysans du web, on sépare le bon grain de l’ivraie.
Au final, c’est une cours de récré, une entreprise, un club de vacances… comme à chaque fois que des gens interagissent, des affinités se créent, des liens se tissent, des communautés d’intérêts se dessinent, des solidarités émergent.
Si on excepte le fait qu’on est par définition tous du même coté de la fracture numérique ou digitale selon les expressions consacrées, c’est un lieu de brassage de genres. Et j’aime les mélanges.
Tu es étudiant, directeur, chômeur, forçat, de gauche, de droite, conservateur, anarchiste, tu es d’ailleurs, tu es athée, tu es croyant, tu aimes des musiques que je n’écouterais même pas dans mon ascenseur, tu regardes les mêmes séries que moi, tu n’as pas de tv, tu pourrais être mon fils, tu pourrais être mon père, tu n’arrives pas à boucler tes fins de mois, tu claques deux fois ma paye dans des trucs de geeks, tu es drôle, tu es déprimé, tu es cynique, tu es doué, tu es un boulet, tu es critique, tu es beau, ou pas, tu es artiste, avocat, graphiste, politique, journaliste, tu vends des produits de beauté, tu les essaies, tu es matinal, tu es insomniaque, tu aimes ta boite, tu la conchies, tu es poli, tu es agressif, tu es charmeur, tu es chagrin, tu es discret, tu es contestataire, tu livetwittes, tu floodes, tu revendiques, tu plussois, …
Tu es tout ça, tu es ma timeline et je ne n’avais –sur le papier- aucune chance de te rencontrer (et pour ceux qui se demandent, oui, j’ai un exemple pour chacun des cas, mais c’est pas mon genre de dénoncer).
Voilà, c’était un billet pour ne rien dire, si ce n’est -parce qu’on est encore en janvier et que j’ai donc encore le droit (si, si)- souhaiter une excellente année à tous ceux que j’ai découverts grâce à Twitter. Vous êtes chouettes et je suis contente d’avoir fait votre connaissance, IRL pour certains (et j’espère bientôt pour d’autres…).
Continuez à m’informer, me faire rire et réfléchir. Continuez à tweeter, je continuerai à vous lire.
J’ai lu il y a peu que « Twitter » était le mot de l’année 2009. J’adhère. Evidemment, ça n’a pas changé ma vie, déjà bien remplie par ailleurs, et ce n’est pas ce que j’en attendais. Ca l’a juste rendue plus riche. IVL et IRL.
What else ?
C’est le bruit que fait depuis quelque temps mon horloge intwerne.
Alors que je me rapproche inéluctablement des 10 000 tweets. Question de jours, d’heures maintenant.

Et je crois que ça m’impressionne (un peu).
D’autant que cela coïncide, à quelques jours près, à mon premier anniwersaire.
Et si je faisais une liste… pour les cadeaux ? Ah non, c’est vrai, la fonction list sur Twitter ne sert PAS pour les listes utiles (comme au père noel, de mariage et de courses).
Bref, l’échéance approche. Tic Tac…
Comme les années rondes (les 20, 30, et autres x0 ans), vous ne prenez pas 10 ans d’un coup le jour J, vous n’avez au final qu’un jour de plus que la veille… Et pourtant… Et pourtant, rien à faire ! Vous ne pouvez vous empêchez de vous posez un tas de questions et de vous lancer dans la remise en cause, somme toute de comptoir.
Rassurez-vous, il n’y a pas que vous… c’est le syndrome « fin de » (année, décennie, siècle…). Il FAUT analyser, répertorier les évènements marquants, dresser l’inventaire, en faire la synthèse, sortir le bilan, et puis identifier la période écoulée, l’étiqueter, la cataloguer, et la ranger, pour la ressortir les soirs de nostalgie. Parce que, de toutes façons, #cétaitmieuxavant.
Je rappelle que nous sommes fin 2009, alors réjouissez-vous, maniaques des petites boites, vous allez être gâtés dans les mois qui viennent… C’est que la 1ère décennie du millénaire, ce n’est pas rien quand même.
Du 11 septembre à la mort de MJ, en passant par la crise, et l’émergence des réseaux sociaux, curieuse de savoir ce qu’on en retiendra.
Bref, l’échéance approche. Tic Tac…
10 000. Après un calcul rapide, ça donne dans les 28 tweets par jour, sans compter les vacances, les pauses syndicales et les jours de grèves (quoi? on n’a pas le droit sur Twitter peut-être? déjà qu’on twitte le week-end et de nuit sans même que ça compte double…).
Si http://tweetstats.com avait bien voulu fonctionner ce soir, j’aurais peut être pu vous donner des vrais chiffres… mais non.
Alors certes, tout est relatif. Avec une moyenne de 25M de tweets quotidiens , ce n’est même pas de l’ordre de l’ombre de la vapeur de la goutte d’eau…
En fait, vu comme ça, je ne macrotwitte pas, je nanotwitte !
10 000. En partant d’une moyenne de 100 caractères par tweet (pourquoi pas ?), ça fait, je vous le donne en 1 000, 1 000 000 de caractères. En résumé, sur une base de 100 caractères par ligne et 50 lignes par pages : hop, 200 pages !
En un mot comme en 100, je viens d’écrire un roman. Œuvre collaborative, collective[1], dont j’aurais déjà brûlé les 130 1ères pages … normal qui dit écrivain dit artiste dit goût du drame, ça se tient.
Et tout ça sans compter les DM dont je vous épargnerai le nombre. Effarant. D’ailleurs il faut croire que Twitter vient de s’en apercevoir : « ils » viennent (sans que cela ne vienne secouer un tweet pour toucher l’autre au sein de la communauté) d’en supprimer 2/3… Me manquent déjà. Nostalgie encore.
Bref, l’échéance approche. Tic Tac…
Je vais donc éviter l’introspection sur ce que j’ai bien pu raconter dans tous ces messages volatiles (jusqu’à présent seules les paroles avaient ce privilège, mais le piaf a des ailes) et comment j’en suis arrivée là. Parfois je me suis appliquée mes propres conseils, parfois non, souvent non en fait.
10 000 messages de l’instant dont il ne reste rien ? Si, il reste des liens, et ça, ce n’est pas rien. Mais c’est un autre sujet.
La seule question que je me pose finalement à la veille de cette « étape », c’est à quoi la comparer: la majoritwé ? la maturitwé ? la ménopwause ?
Je m’en vais méditer en écoutant les Gibson Brothers.
Tic, tac, tic, tac…
[1] Pour ma culture personnelle j’aimerais bien avoir les clés de répartition tweets v. retweets, ou tweets « from scratch » v. replies : quelqu’un connait un outil statistique permettant de mesurer cela?
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UPDATE DU 26/11/09 00h : DRIIIIIIIING !

Quelque part, dans le tête de notre nouvel ami follower…
Wouahou, je suis sur Twitter, je suis trop hype, je suis on the move et in the mood!
Bon, et maintenant, je dis quoi ? Nan… je ne me demande pas ça en fait, parce que je suis trop sur la wave, alors là, je viens de me demander, sans même y penser, « je twitte quoi ?»
Jeune ami, toi qui viens de googlelizer « que faut-il twitter ? » et qui as découvert avec effroi qu’internet était sourd à tes préoccupations existentielles, voici un petit kit de survie sur ce que l’on peut twitter:
- J’ai une news à relayer
Correspond en gros à ce que Twitter vous demande: « What’s happening ? ».
Là, sois tout ouïe jeune padawan, chaque mot compte :
« une news », sous-entend, ça va mieux en le disant, une information nouvelle.
Ex : « MJ est mort !!! » n’as eu de l’intérêt que dans la nuit du 25 juin 2009.
De manière générale, une info se périme en (environ) 184 secondes sur Twitter (entre le 1er tweet et le vôtre, des dizaines de message disant la même chose, donc épargnez vous l’effort).
« à relayer », soit, potentiellement, intéressante pour d’autres.
Ex : « MJ est mort !!! » aura a priori plus d’impact que « Mme Lambert est décédée » (no offense à la famille de Mme Lambert, bien que votre voisine du 5ème aient été charmante, du moins jusqu’à ce qu’elle prenne la cage d’ascenseur pour ses commodités un jour de septembre qui a marqué la copropriété.)
Attention tout de même, les règles précédentes sont à nuancer si s’ajoute à la news périmée ou locale une des motivations suivantes.
- J’ai vu une video / une photo / un article / …
Je résume le concept : “ça” vous a inspiré des WOW, des LOL, des OMG, des FAIL, et, si possible, tous en même temps.
Bon, ici, pas de règle vraiment définie, si ce que vous avez vu répond au critère, vous pouvez le twitter.
Précisons que le WOW/LOL/OMG/FAIL peut venir à l’appui d’une news sans intérêt, par exemple si vous avez une photo de Mme Lambert dans l’ascenseur.
Et svp, s’il se justifie, n’oubliez pas le NSFW, y’en a qui bossent. A bon entendeur…
- Je participe à un Event trop VIP
Sachez que l’Event doit être en rapport avec le web ou autre geekerie, si on y philosophe autour de Twitter, c’est encore mieux. Ah, et si possible, à l’étranger. « Live from LA » reste plus vendeur que « en direct de Montluçon ».
Bref, la Foire Nationale à la Brocante et aux Jambons de Chatou, oubliez.
Pour le « VIP », c’est affaire de dosage.
Si vous y êtes seul, personne ne saura de quoi vous parlez et si l’organisateur a envoyé un mailing général sur la base du fichier de la Redoute, il y a des chances, admettez le, que vous ne soyez ni V ni I.
- J’ai un super jeu de mots à faire
Normalement, là, vous comprenez le principe. Si vous ne voyez pas, faite une recherche sur « main » le soir du match FR/IRL, vous aurez un aperçu de la créativité et de la productivité de la twittosphère.
Les règles du jeu sont simples :
- éviter de recopier ce que d’autres ont dit. Sur Twitter, 1er arrivé, 1er servi.
- répondez à cette question « est-ce que Roucas l’aurait faite ? si la réponse est oui, abstenez vous, c’est mieux.
Là encore, le mot d’esprit bien senti peut compenser le coté avarié d’une news, qui peut, à la loterie numérique, se transformer en MEME. Oui, Twitter aime les runninggag. Et les morts. Donc vous avez le droit de mixer les deux. Indéfiniment.
- Je raconte ma vie
Il faut croire que vous trouvez ça intéressant parce que vous avez envie de le partager.
Répond à l’ancienne question twitteresque « What are you doing ? ».
Les exemples sont nombreux : de « je vais faire mes courses » à « j’ai un nouveau chat » (no comment…) en passant pas « je vais dire merde à mon boss à 15h».
Là, vous maniez du tweet risqué… certes, vous followez des twitters influents qui se font RT lorsqu’ils 140caractérisent des actions/décisions de leur vie quotidienne MAIS n’oubliez pas, vous n’êtes PAS influent.
Même Twitter a modifié sa baseline, alors ne venez pas vous plaindre si tout le monde ignore vos keytimetweets.
- Je livetwit
C’est simple : vous regardez une émission de TV, et vous la commentez, en direct, sur Twitter. Ça fonctionne pour à peu près tout mais plus l’émission donne matière à loler mieux c’est.
Pensez juste au hashtag, qui permet à tous les autres de faire une recherche et d’élargir pour un soir leurs horizons, et qui sait, vous découvrir…
Donc globalement, avant tu regardais « maman cherche l’amour » (#mcla), la nouvelle star (#ns) ou « confessions intimes » (#ci) tout seul dans ton coin, sans oser le dire, un peu comme un gosse honteux qui a trouvé un vieux playboy sous le lit de ton frangin, et maintenant tu le fais en public, tu assumes, et tout le monde te trouve cool. C’est beau le web 2.0.
- Enfin, je tchat
Sujet polémique s’il en est… Twitter est-il le lieu pour papoter avec ses twamis ?
Oui, et non. C’est une question d’équilibre comme dirait Francis. Ni interdit, ni recommandé. A vos risques et périls puisque vous n’intéressez que les twamis concernés (sauf si vous êtes une star, auquel cas, TOUT ce que vous twittez devient intéressant, à l’instar des fringues qui passent miraculeusement de moches à tendance).
Souvenez juste vous que vos followers ne voient pas dans leur timeline les tweets de leurs followings adressés à quelqu’un qu’ils ne follow pas (oui c’est technique, vous vous y ferez). Au final, moins votre twami a de followers, moins vos discussions perso dérangeront les autres.
Je rappelle néanmoins que Twitter a prévu la fonction DM… Je dis ça, je dis rien.
Pour conclure, padawan, je ne te dirais qu’une seule chose: oublie tout ça, ne tiens compte d’aucun conseil. Ecris ce que tu veux, quand tu le veux. De toutes façons, tu viens d’arriver, et sauf si tu es un pipole, personne ne te lis… pour l’instant.
So, let’s twit again. And may the fworce be with you.
Si vous avez d’autres idées, elles sont les bienvenues en commentaires ou sur twitter, j’updaterai !
Je crois qu’une des premières questions que l’on m’a posé quand j’ai commencé à tweeter l’année dernière[1] était « c’est quoi ton blog ? ».
Bon jusque là, ça peut paraitre normal. On appelle même ça de la socialisation, et c’est assez cohérent avec le concept du réseau.
Mais j’ai répondu « je n’ai pas de blog »…
Episode 1 : La cours de récré donne le vertige
Sauf que, quand un enfant fait la connaissance d’un autre et lui demande « et t’es en quel classe ?» il ne s’attend pas à ce que la réponse soit « je ne vais pas à l’école ».
Oui, devant le tweet interrogatif et la mine désabusée de l’inquisiteur (facile à imaginer en lisant quelque chose comme « non ????????? c’est pas vrai ???????????? tu déconnes ??????? »… si je me souviens bien même l’avatar était bouche bée)[2], j’ai compris que ne pas avoir un blog, quand on traine sur le web, c’est un peu comme être ce gosse bizarre qui ne connait pas les joies et les peines de la cours de récré.
La question s’est répétée, la réaction aussi (ou toute autre variante avec des « ? » dedans).
Il a donc fallu se faire à l’évidence et assumer ce lourd handicap. Précisons que comme je ne suis ni journaliste, ni community manager, ni dans une agence de com, ni dans une boite web, autant vous dire que les places de parking juste à coté de l’entrée (les grandes, bleu et vides) me sont définitivement réserwées.
Oui je suis sur Twitter, et je n’y suis pas seule.
Et non, je n’ai pas de blog.
Mon univers numérique est en 140 caractères, c’est comme ça. C’est bien simple, au 141ème je reboot.
Et pourtant il arrive d’être tenté, au détour d’une frustration. Une envie. Ecrire sans limite… Rien que d’y penser ça me donne le vertige.
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[1] Préparez les bougies, bientôt mon anniwersaire !
[2] Pour bien faire, il aurait fallu que je retrouve le tweet en question, mais nos vieux tweets s’évanouissent dans les limbes de l’oueb…et pourtant j’ai cherché http://descary.com/twitter-comment-rechercher-de-vieux-tweets/
Episode 2 : Le professeur Rollin est un extraterrestre
Selon Wikipédia, « un blog est un site web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre ante-chronologique » et si on essaie de synthétiser, dans ses billets, personnels, on s’exprime et partage son opinion sur un sujet donné.
Partager, je veux bien. Mais je vous raconterais quoi, au fait ? Et inversement d’ailleurs… je pourrais bien avoir plein de choses à dire (un petit coté professeur Rollin), mais pourquoi grand Dieu irais-je le déclamer en place publique ?
Sachant qu’entre ces deux questions existentielles il faut régler un tout petit détail, de base : écrire.
Soyons clair, je n’ai pas la moitié du courage ni le quart du talent de ceux que je lis (oui, ceux que je ne lis pas je ne dis pas qu’ils sont fainéants ou mauvais, mais comme je ne les lis pas, je ne peux pas savoir, on est d’accord). Je suis bluffée par ces blogueurs réguliers qui postent des billets pertinents, drôles, intéressants, tout cela étant, bien sûr, cumulatif.[4]
Comment trouvent-ils le temps entre les journées de cours (y’a encore des minots), de recherche de boulot (y’a même des chômeurs), de boulot (si, y’en a aussi), leurs familles (ascendants, descendants, chats…), leurs soul mates (certains ne seraient pas célib’, mais on n’a pas de preuve) et autres interférences IRL[5]?
Et si on part du principe qu’on a deux heures à perdre, reste à trouver le thème, l’inspiration, vaincre la page blanche qui vous pique les yeux, et… écrire. Bon je passe sur cette étape, vous avez compris le principe.
Vous avez donc pondu un texte de réflexion[6] , un billet d’humour[7], une note d’humeur[8], une critique produit[9], une review TV[10], une méthode pour contourner Hadopi[11], un poème, bref, plein de lettres qui se suivent en se donnant du sens.
Si vous en êtes là vous êtes déjà à mes yeux dans la catégorie extraterrestre.
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[4] Que ceux qui se sentent visés se dénoncent, vous êtes pris en flagrant délit d’ego-trip !
[5] Vous remarquerez que je ne donne pas d’exemple, c’est beau la déontologie.
[6] J’en profite, pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu : http://maitremo.fr/2009/10/14/petite-fille/
[7] Et si en plus ça parle de nous… http://bienbienbien.net/2009/11/16/twitter-cet-open-space-en-milieu-tres-ferme/, http://www.henrymichel.com/humour/top10-relous-twitter/
[8] Ceux qui me suivent sur Twitter savent que ce billet est choisi AU HASARD
[9] Ah, l’influence… ;-) http://www.prland.net/j-6-google-wave-mon-analyse-critique/
[10] Exemples à suivre : http://desnewsenseries.canalblog.com/, http://peaceofcake.blogspot.com/, http://seriestv.blog.lemonde.fr/
[11] Hey oh, vous savez utiliser Google non ?
Episode 3 : Dis Flaubert, on va à la pistache ?
Là, tout fier des lettres qui se suivent, l’auteur (oui oui, c’est vous) doit faire acte d’impudeur et aller afficher ces lignes aux yeux du monde. Alors certes, le monde en question peut être assez restreint, certes il ne s’agit pas nécessairement de pans d’intimité qui se déversent sur la toile, mais quand même…
« Madame Bovary c’est moi » disait Flaubert[12]. Ce qui est livré en pâture à l’hypothétique lecteur (oui n’oublions pas que beaucoup de billet sont plus des bouteilles à la mer que des phares dans la nuit), c’est, en tout état de cause, l’expression de votre personnalité.
Soit, je vous l’accorde, pas patent si vous faites une analyse technique du dernier protocole PR2500D (ne googlelizer pas[13], j’ai tapé ça au hasard), ni flagrant si vous contentez de reposter des vidéos WTF ou images loltrucs, mais, au final, ce sont vos thèmes, vos choix, votre décision, bref … vous.
Donc vous voilà, au bord de la piscine.
Vous avez mis votre plus beau maillot (celui qui cache le vilain bourrelet et remonte les seins)[14]. Vous avez tâté l’eau du bout du gros orteil. Longtemps (globalement pour rien, parce que vous savez bien que c’est froid).
Et il arrive le moment où il faut sauter…
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12] Ah bon, il n’a jamais dit ça ? http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=8478
[13] Je vous l’avais bien dit : http://www.google.fr/search?hl=fr&q=protocole+PR2500D++&meta=
[14] Là, normalement, ceux qui n’avaient pas encore compris viennent de réaliser que je suis de sexe féminin, et ceux qui le savaient déjà viennent de se dire « … ».
Episode 4 : A pieds joints dans les flaques
Vous allez me dire, mes interrogations (partager quoi ? partager pourquoi ?) ne sont pas vraiment fondées puisque que finalement je le fais déjà sur Twitter (voir épisode 1)[15].
C’est même en partie le but.
Twitter se définit comme un site de microblogging[16].
Enfin c’est le mot magique que l’on utilise pour essayer d’expliquer aux « autres » (comprenez ceux qui n’y sont pas) ce que c’est, et à quoi ça sert (assez drôle quand on y pense la propension des geeks à définir un concept par un autre tout aussi abscond, non ?). On sait que la tâche est vaine, on s’y est tous essayé[17], mais c’est un autre sujet.
D’aucuns expliquent même que la somme de nos tweets, au final, c’est un blog. Certes. J’adhère. La version webesque des petits ruisseaux, ceux qui font les grandes rivières.
Mais qu’on le veuille ou non, au niveau de la démarche, ça reste fondamentalement différent de trempouiller ses pieds dans les flaques, voir même d’y sauter à pieds joints, ou de se jeter tout nu[18] dans le fleuve.
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[15] Entre nous, vous avez toujours du mal à suivre quand vous lisez, ou c’est juste là?
[16] Même LLM le disait en 2007 http://loiclemeur.com/france/2007/03/cest_parti_pour.html
[17] Et non, malgré nos efforts, ils ne comprennent pas… http://www.presse-citron.net/twitter-explique-au-monde, http://aede.tumblr.com/post/212326177/comment-expliquer-twitter-a-tata-gisele, http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/10/twitter-explique-a-ma-maman/
[18] Pas de lien mais je suis sûre que vous avez cliqué ! C’était juste un moyen de vous rappeler pourquoi on était nu, là, à ce stade… oui, l’impudeur…
Episode 5: Tanguy a pris la tangente
Oui, sauf que si on reprend la chronologie, les blogs ont précédé Twitter.
Très logiquement Twitter s’est donc défini (itself tout seul) à sa création en fonction de l’environnement existant. Une version raccourcie, amputée[19] de ce qu’on trouvait là, notamment de la blogosphère (hmm, pas tout à fait impossible qu’elle ait participé à la définition native de Twitter d’ailleurs, égocentrique comme elle est…).
Puis le petit a grandi. Toujours 140 caractères, mais plus de monde[20], plus d’intérêt, plus d’impact, plus de suivi, plus d’influence, plus de médiatisation…
En résumé, Tanguy a enfin pris son appart, et il reçoit des potes que même ses parents ne connaissent pas.
Alors pourquoi ne pas voir le verre qui se remplit et non celui qui se vide, et définir aujourd’hui le blog comme « une version enrichie de… » ?[21]
Oui, et si, et si finalement un blog ce n’était pas plus qu’un site de macrotwitting ?
A l’attention de ceux qui n’ont pas suivi, c’est le moment de revoir l’épisode 3, sinon, forcément ça perd de l’intérêt, c’est vrai quoi, on diffuse dans l’ordre ici, on n’est pas sur TF1 !
Alors on se retrouve, toujours au bord de l’eau.
Et plouf.
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[19] et non, pour ceux qui se poseraient la question, je ne fais pas de fixette sur le handicap…
[20] Même si l’oiseau a un peu de plomb dans l’aile récemment http://www.techcrunch.com/2009/11/12/trouble-at-twitter-u-s-visitors-down-8-percent-in-october/
[21] L’avenir du microblogging est il le blog ? - http://www.duperrin.com/2009/09/11/lavenir-du-microblogging-est-il-le-blog/, http://fr.mashable.com/2009/07/16/blogging-vs-microblogging-lifestreaming-social-networking/
Epilogue
Ne vous habituez pas non plus. C’est que je n’ai pas que ça à faire, je suis sur Twitter.
@imnotalone

